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Webinar 1 : Éviter les erreurs du CBAM : Déclarer des données sources exactes

Webinaire 1 : Éviter les erreurs du CBAM : déclarer des données sources exactes Le premier webinaire CBAM de la série de webinaires qui se tiendra tous les trois mois, intitulé " Éviter les erreurs du CBAM : déclarer des données sources exactes ", a été organisé par Normec Verifavia et NAVIS. Il était animé par Nicolas DUCHENE, président de Normec Verifavia, Patricia PINILLA, directrice de l'unité Développement durable de Normec Verifavia, Davide PALUMBO, directeur général de NAVIS et Harry HORNER, conseiller carbone de NAVIS. Près de 80 personnes d'Asie et d'Europe ont participé à ce webinaire.

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Webinaire 1 : Éviter les erreurs du CBAM : déclarer des données sources exactes

Le premier webinaire CBAM de la série de webinaires qui se tiendra tous les trois mois, intitulé "Éviter les erreurs CBAM : déclarer des données sources exactes", a été organisé par Normec Verifavia et NAVIS. Il était animé par Nicolas DUCHENE, président de Normec Verifavia, Patricia PINILLA, directrice de l'unité Développement durable de Normec Verifavia, Davide PALUMBO, directeur général de NAVIS et Harry HORNER, conseiller carbone de NAVIS. Près de 80 personnes d'Asie et d'Europe ont participé à ce webinaire. Ce premier webinaire a permis de définir le contexte général du CBAM et de mettre en évidence les principaux défis auxquels sont confrontées les organisations proactives et respectueuses de la réglementation.

Le contexte

Le Mécanisme d'Ajustement Frontalier pour le Carbone (MACC) est un élément crucial des efforts de l'Union européenne pour lutter contre le changement climatique et promouvoir des pratiques économiques durables. Annoncé dans le cadre du Green Deal européen, le CBAM vise à résoudre le problème des fuites de carbone, lorsque les entreprises délocalisent leur production dans des pays où les politiques climatiques sont moins strictes. En imposant un prix du carbone sur les importations de certains biens provenant de l'extérieur de l'UE, le CBAM vise à garantir des conditions de concurrence équitables pour les industries de l'UE et à encourager les réductions d'émissions au niveau mondial.

Secteurs couverts par le CBAM

Le CBAM cible principalement les secteurs à fortes émissions de carbone qui présentent un risque important de fuite de carbone. Le champ d'application initial comprend :

  • Le ciment : l'une des plus grandes sources d'émissions industrielles de carbone.
  • Le fer et l'acier : essentiels à la construction et à la fabrication, avec une consommation d'énergie et des émissions de carbone élevées.
  • Aluminium : production à forte intensité énergétique, contribuant de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre.
  • Engrais : essentiels pour l'agriculture, mais impliquant des processus qui émettent des quantités substantielles de CO2.
  • Électricité : importante en raison de la dépendance à l'égard des combustibles fossiles dans de nombreux pays non membres de l'UE.

Ces secteurs sont essentiels à l'économie de l'UE, mais représentent également des sources majeures d'émissions de carbone. En les incluant dans le champ d'application du CBAM, l'UE vise à réduire considérablement les émissions de carbone au niveau mondial.

Calendrier de mise en conformité avec le CBAM

La mise en œuvre du CBAM est structurée en phases pour permettre aux industries et aux partenaires commerciaux de s'adapter. Les principales étapes sont les suivantes

2023-2025: Phase de transition axée sur la collecte et la déclaration des données. Au cours de cette période, les importateurs devront commencer à déclarer les émissions de carbone incorporées dans leurs marchandises, mais ne seront pas encore confrontés à des ajustements financiers.

À partir de 2026: phase de mise en œuvre complète. Les importateurs devront acheter des certificats CBAM correspondant au prix du carbone qui aurait été payé si les biens avaient été produits dans le cadre des règles de tarification du carbone de l'UE.

Cette approche progressive permet une transition en douceur, donnant aux entreprises le temps d'adapter leurs chaînes d'approvisionnement et leurs pratiques de gestion du carbone.

Mise en œuvre du système de certificats CBAM

Au cours de la phase définitive, le système de certificats CBAM sera entièrement mis en œuvre. Les importateurs de l'UE seront tenus de s'enregistrer, d'acheter et de restituer des certificats sur la base des émissions de carbone intégrées. Cette phase verra également l'introduction progressive du CBAM parallèlement à la suppression des quotas gratuits dans le cadre du système communautaire d'échange de quotas d'émission (SCEQE). Au fil du temps, le nombre de quotas gratuits alloués aux installations relevant du SCEQE diminuera, pour finalement aboutir à leur élimination complète.

À partir de 2027, les importateurs seront soumis à des exigences strictes en matière de vérification. Ils devront déclarer toutes leurs émissions pour l'année précédente (2026) avant le 31 mai. Ces déclarations doivent être vérifiées par un vérificateur accrédité, ce qui garantit l'exactitude et la transparence du processus de déclaration. Cette vérification obligatoire est essentielle pour maintenir l'intégrité du système CBAM et garantir que toutes les parties adhèrent aux mêmes normes.

Impact financier

Les implications financières du CBAM dans sa phase définitive seront substantielles. Les importateurs devront supporter les coûts liés à l'achat de certificats CBAM, dont le prix est basé sur les enchères de quotas du SCEQE.

Méthodes de déclaration

Un reporting efficace est essentiel pour le succès du CBAM. Le CBAM prévoit différentes méthodes de déclaration, à savoir

  • La déclaration complète selon la nouvelle méthodologie (méthode de l'UE) : Cette méthode implique la collecte de données détaillées et normalisées sur les émissions de gaz à effet de serre, conformément aux prescriptions de l'UE. Elle garantit une grande précision et une grande transparence dans la déclaration des émissions, en exigeant une documentation complète de toutes les émissions. Cette méthode est conçue pour fournir les données les plus précises et les plus fiables sur les émissions, conformément aux normes environnementales rigoureuses de l'UE.
  • Déclaration basée sur une méthode équivalente : disponible jusqu'en janvier 2025, cette méthode utilise les systèmes de déclaration des émissions d'autres pays qui sont équivalents à la méthode CBAM de l'UE. Elle offre une certaine souplesse en reconnaissant l'existence de cadres solides de déclaration des émissions en dehors de l'UE. Toutefois, pour être acceptés, ces systèmes doivent répondre aux normes de l'UE en matière de précision et de transparence. Cette méthode offre une voie de conformité transitoire aux importateurs qui utilisent des pratiques de déclaration internationales bien établies.
  • Déclaration basée sur les valeurs de référence par défaut : cette méthode, disponible uniquement jusqu'en juillet 2024, utilise les valeurs de référence par défaut fournies par l'UE. Ces valeurs sont des estimations normalisées des émissions basées sur des méthodes de production et une utilisation de l'énergie typiques. La Commission européenne a publié ces valeurs de référence afin de faciliter la mise en conformité au cours des premières étapes de la mise en œuvre du CBAM. Toutefois, cette méthode ne sera plus applicable après juillet 2024, ce qui nécessitera l'utilisation de méthodes de déclaration plus précises.

Tendances de l'industrie et défis en matière de conformité

Alors que le Mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) continue de façonner le paysage réglementaire, les entreprises sont aux prises avec les complexités de la mise en conformité, notamment :

  • Identifier le champ d'application de la réglementation : l'un des principaux défis auxquels sont confrontées les entreprises consiste à déterminer avec précision si leurs produits entrent dans le champ d'application du CBAM. De nombreux importateurs ont reçu des notifications des douanes les invitant à s'enregistrer sur le portail CBAM et à commencer à faire des déclarations. Cependant, la tendance dominante dans l'industrie est de regrouper les éléments de dédouanement sous des parties de l'unité principale avec laquelle l'entreprise travaille.
  • Dates pertinentes pour la déclaration : il existe une certaine confusion quant à la date pertinente pour la déclaration CBAM. La date de dédouanement, lorsque les marchandises sont mises en libre pratique, est la date critique pour la déclaration, et non la date de réception des marchandises. Cette distinction peut avoir une incidence sur le trimestre dans lequel les importations sont classées à des fins de déclaration.
  • Informations sur le pays d'origine et le fabricant : il est essentiel de comprendre le pays d'origine réel. Souvent, les fournisseurs situés en dehors de l'UE regroupent des pièces provenant de diverses sources en une seule expédition. Or, le CBAM exige des informations détaillées sur le fabricant, et pas seulement sur le fournisseur. Cela peut s'avérer difficile si les fournisseurs sont réticents à divulguer leurs sources.

Sanctions en cas de non-conformité

Alors que le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (CBAM) passe de sa phase de transition à sa mise en œuvre complète, les importateurs de l'UE doivent être parfaitement conscients des sanctions associées à la non-conformité. Les projets de sanctions décrits dans la législation sur le CBAM sont stricts et visent à imposer une adhésion rigoureuse au nouveau système de déclaration et de crédit carbone. Voici un aperçu des sanctions et de leurs implications pour les importateurs.

  • Pénalités pour la période de transition (2023-2025) : Les entreprises qui ne déclarent pas leurs émissions de carbone avec précision peuvent se voir infliger des amendes allant jusqu'à 100 000 € par tonne de CO2 non déclarée.
  • Pénalités pendant la période de mise en œuvre (à partir de 2026) : Comme pour la période de transition, les amendes pour défaut de déclaration des émissions de carbone ou de couverture manquante (crédits carbone) peuvent atteindre 100 000 € par tonne de CO2 non déclarée. En plus des sanctions financières, l'UE a introduit la possibilité de révoquer les licences d'importation pour les produits listés.

Prochain webinaire

Le deuxième webinaire CBAM est prévu pour le 10 octobre 2024 et se concentrera sur les exigences d'audit, y compris le processus de vérification. Inscrivez-vous ici : Cliquez ici pour vous inscrire au LinkedIn LIVE