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Au-delà de la conformité : votre instrument de marché est-il prêt ?

Comme le souligne l’article ci-joint, la norme SBTi Corporate Net-Zero Version 2.0 adopte une approche plus structurée vis-à-vis des instruments de marché et définit des conditions plus claires quant à la manière dont ceux-ci peuvent contribuer à la décarbonisation. La question la plus concrète pour les entreprises est de savoir ce que cela implique en termes de conception de programmes, de preuves et d’allégations.

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Une forêt de bambous dense, avec de hautes tiges de bambou et la lumière du soleil qui filtre à travers la canopée.

De la comptabilité à la mise en œuvre

L’une des implications les plus importantes de la version 2.0 est un changement d’orientation. Historiquement, le débat portait souvent sur la question de savoir si les attributs environnementaux pouvaient être pris en compte dans l’inventaire des émissions d’une entreprise. L’accent est désormais mis sur la mise en œuvre : une intervention contribue-t-elle à la décarbonisation du groupe d’activités ou du secteur concerné, et cette contribution peut-elle être démontrée de manière crédible ?

Pour les organisations utilisant des certificats SAF, des certificats de carburants renouvelables, des programmes « book-and-claim » et d’autres mécanismes fondés sur le marché, cela modifie les critères d’évaluation. La question n’est plus seulement de savoir si un attribut environnemental existe, mais si le programme régissant sa création, son attribution, son transfert et son utilisation résiste à un examen minutieux.

C’est l’intégrité qui distingue les programmes crédibles

Dans la pratique, cela signifie que la gouvernance devient un élément central. Les entreprises devraient se demander si leurs instruments de marché résisteraient à un examen minutieux.

L’attribut environnemental peut-il être suivi de sa création à sa retrait ? Les règles d’attribution sont-elles claires et appliquées de manière cohérente ? La base de l’allégation de durabilité est-elle documentée ? La correspondance entre l’activité et le volume est-elle démontrée ? Existe-t-il des contrôles pour empêcher le double comptage ?

Ces questions deviennent essentielles pour toute organisation souhaitant démontrer qu’un instrument de marché étaye une allégation de décarbonisation crédible.

Rien de tout cela n’est inventé de toutes pièces. Les principes de gouvernance existent déjà — dispersés dans des référentiels que la plupart des entreprises n’ont jamais eu à lire dans leur intégralité :

  • ISO 14083 / Cadre GLEC — méthodologie cohérente pour la comptabilisation des émissions liées au transport
  • Directives de l’OACI / de l’OMI — règles relatives à l’utilisation de carburants durables dans les secteurs aérien et maritime
  • RED II/III — exigences en matière de durabilité et d’émissions tout au long du cycle de vie pour les carburants renouvelables
  • ISO 22095 — la norme internationale relative aux modèles de chaîne de traçabilité, y compris le système « book-and-claim »
  • Cadre MBM du Smart Freight Centre — comment les transporteurs de fret, les expéditeurs et les prestataires logistiques répartissent les avantages du fret à faibles émissions via le « book-and-claim »

Ensemble, ces éléments constituent le fondement de la gouvernance sur lequel reposent les instruments de marché crédibles. Rares sont les entreprises qui utilisent correctement ces cinq éléments simultanément.

Pourriez-vous justifier cette déclaration ?

À mesure que les instruments de marché se généralisent, les entreprises doivent aller au-delà de la simple possibilité de formuler une allégation et se demander si celle-ci peut être défendue.

Cela nécessite plus que de simples calculs d’émissions fiables. Il faut une méthodologie documentée, un modèle clair de chaîne de traçabilité, des règles d’attribution définies, des preuves à l’appui de l’allégation environnementale et des contrôles visant à réduire le risque de double comptage. Une validation et une vérification indépendantes peuvent apporter une assurance supplémentaire quant à la mise en place et à l’application cohérente de ces éléments dans le cadre pertinent.

Le rôle de l’assurance indépendante

À mesure que les cadres d’objectifs des entreprises et les cadres de mise en œuvre spécifiques à chaque secteur se rapprochent, l’intégrité des programmes fait l’objet d’une attention croissante. Pour les entreprises, la question est de savoir si l’allégation est étayée par la méthodologie utilisée, les règles d’attribution appliquées et les preuves disponibles.

En tant qu’organisme de vérification agréé (VVB) par le Smart Freight Centre, Normec Verifavia accompagne les responsables et les participants aux programmes en validant et en vérifiant de manière indépendante les instruments de marché et les allégations associées au regard de cadres sectoriels reconnus, notamment le cadre des mesures fondées sur le marché (MBM) du Smart Freight Centre, la norme ISO 14083 et d’autres normes pertinentes. Une assurance indépendante n’est peut-être pas obligatoire dans tous les cas, mais elle peut apporter l’assurance que la gouvernance du programme, la méthodologie d’allocation, les allégations environnementales et les preuves à l’appui ont été examinées de manière cohérente et crédible.

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