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Premier cycle de vérification de l’ETS 2 achevé : enseignements tirés de la mise en œuvre initiale

Les vérifications ETS 2 sont désormais terminées pour le premier cycle de déclaration, marquant ainsi une étape importante dans l’extension du marché européen du carbone aux carburants destinés aux transports et au bâtiment.

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Les émissions industrielles s'échappent des cheminées dans le cadre d'un processus de production ou de production d'énergie.

Premier cycle de vérification de l'ETS 2 achevé : enseignements tirés de la mise en œuvre initiale

Malgré des difficultés externes, principalement dues à la récente volatilité des marchés mondiaux du pétrole et du gaz, de nombreux fournisseurs et distributeurs de carburants ont soumis avec succès leurs premiers rapports ETS 2 officiellement vérifiés. Cependant, le processus de vérification a révélé des problèmes récurrents liés à la qualité des données et à l’état de préparation au MRV, qui devront être pris en compte avant le deuxième cycle.

L’ETS 2 impose aux entreprises qui mettent sur le marché des produits énergétiques destinés au transport et au secteur du bâtiment de surveiller, déclarer, vérifier et, enfin, restituer les quotas correspondant à leurs émissions. Ce système reprend bon nombre des principes fondamentaux du SEQE-UE (ETS 1), en étendant des obligations de conformité similaires à un nouvel ensemble d’acteurs du marché.

Similitudes avec le SEQE-UE (ETS 1)

En principe, l’ETS 1 et l’ETS 2 suivent un cadre de conformité comparable :

  • Les entreprises doivent établir un plan de surveillance approuvé par l’autorité nationale compétente concernée.
  • Les émissions annuelles doivent être surveillées, déclarées et vérifiées de manière indépendante.
  • Les émissions vérifiées doivent correspondre aux quotas restitués sur le marché européen du carbone.

Cet alignement garantit la cohérence au sein du cadre plus large d’échange de quotas d’émission de l’UE et facilite une future intégration des deux systèmes.

Différences clés et changements structurels

Cependant, l’ETS 2 introduit plusieurs différences importantes :

  • Pas d’allocation gratuite: contrairement à l’ETS 1, tous les quotas relevant de l’ETS 2 seront mis aux enchères, ce qui augmentera l’exposition des entreprises aux coûts directs.
  • Nouveau champ d’application : les obligations s’appliquent principalement aux fournisseurs et distributeurs de carburants plutôt qu’aux installations industrielles.
  • Approche en amont: les émissions sont comptabilisées au moment où les combustibles sont mis sur le marché, plutôt qu’au moment de leur consommation.

De plus, les sources d’émissions sont structurées en « flux », généralement définis par type de carburant. Cela oblige les entreprises à établir des flux de données et des méthodologies clairs pour chaque catégorie de produits.

Cadre de calcul des émissions

Les émissions relevant de l’ETS 2 sont calculées selon une approche standardisée :

tCO₂e = Données d’activité (GJ) × Facteur de périmètre × Facteur d’émission (CO₂e/GJ) × Fraction de biomasse tCO_{2e} = Données d’activité (GJ) × Facteur de périmètre × Facteur d’émission (CO₂e/GJ) × Fraction de biomasse (GJ) \times Facteur \de \portée \times Facteur \d’émission \ (CO_{2e}/GJ) \times Fraction \de \biomasse\;tCO_{2e}= Données d’activité (GJ) × Facteur de portée × Facteur d’émission (CO_{2e}/GJ) × Fraction de biomasse

Bien que la formule en elle-même soit simple, son application pratique s’est avérée difficile pour de nombreux participants novices.

Parmi les problèmes couramment observés lors des vérifications du premier cycle, on peut citer :

  • Des données d’activité incohérentes entre les différents flux de combustibles
  • Utilisation de facteurs d’émission incorrects ou obsolètes
  • Des lacunes dans la traçabilité des données entre les ventes de combustible à des fins commerciales et les données d’activité déclarées
  • Documents justificatifs incomplets ou manquants pour les calculs de la fraction de biomasse

Défis du premier cycle : ce à quoi les vérificateurs ont été confrontés

La première année de mise en œuvre de l’ETS 2 a mis en évidence plusieurs défis récurrents :

  • Connaissance limitée des exigences MRV (suivi, déclaration, vérification) chez les nouveaux participants
  • Systèmes de collecte de données pas encore pleinement adaptés aux attentes réglementaires
  • Des difficultés à garantir des chaînes de données complètes et vérifiables
  • Des contraintes en termes de ressources, en particulier pour les petites entreprises qui entrent pour la première fois dans un environnement axé sur la conformité

L'écart entre les attentes réglementaires et l'état de préparation opérationnelle était particulièrement marqué chez les petits distributeurs de carburant et les nouveaux participants à la réglementation européenne sur le carbone. Les entreprises qui ont fait appel à des vérificateurs dès la phase d'approbation du plan de surveillance, plutôt que d'attendre la vérification de fin d'année, ont démontré une préparation au MRV nettement supérieure.

En conséquence, le recours précoce à des vérificateurs s’est avéré essentiel pour garantir une vérification sans heurts et dans les délais.

Délais et flexibilité nationale

La date limite standard pour la soumission des rapports d’émissions vérifiés est fixée au 30 avril. Cependant, certains États membres, dont la France, ont mis en place des délais transitoires. Ces reports, allant de plusieurs mois à une année selon le type de produit, reflètent les défis pratiques liés à l’intégration d’un grand nombre de nouvelles entités réglementées.

Perspectives : fin de la période de transition

La phase actuelle du SEQE-2 doit être considérée comme une période de transition, durant laquelle les régulateurs mettent davantage l’accent sur la préparation du système et la qualité des données plutôt que sur une application stricte de la réglementation. Ce contexte devrait évoluer rapidement au cours des prochains cycles, avec :

  • un renforcement de la surveillance réglementaire
  • Une harmonisation accrue entre les États membres
  • Une diminution des dérogations et des prolongations de délai à mesure que les systèmes gagnent en maturité

À terme, l’ETS 2 devrait devenir un facteur de coût significatif dans les secteurs des transports et du bâtiment, poussant les entreprises à intégrer la comptabilité carbone dans leurs opérations commerciales, leurs stratégies de tarification et leurs contrats avec les fournisseurs. Des discussions sont également en cours concernant une éventuelle convergence entre l’ETS 1 et l’ETS 2 après 2030. Une telle évolution créerait le plus grand marché du carbone au monde, renforçant encore l’importance de pratiques solides en matière de suivi et de vérification.

Notre expérience

Normec Verifavia est accrédité en tant qu’organisme de vérification indépendant dans le cadre de l’ETS 2 et a vérifié avec succès les rapports d’émissions de plus de 10 entreprises lors du premier cycle de déclaration. Cette expérience nous a permis de mieux cerner à la fois les défis pratiques rencontrés par les nouveaux acteurs du marché et l’évolution des attentes des autorités nationales compétentes.

Contactez notre équipe de vérification ETS 2 pour discuter de la manière dont nous pouvons vous aider à préparer votre deuxième cycle et à éviter les problèmes courants qui ont entraîné des retards dans les délais de vérification du premier cycle.

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